Que ce soit un livre de cuisine, un guide de développement personnel ou un roman, la question qui revient le plus souvent est “comment on écrit (et finir) un livre ?”, surtout quand on n’est pas très à l’aise avec l’exercice.

1. Tester la viabilité de son idée.

C’est vrai que sur une impulsion, on se dit qu’on a l’idée la plus géniale du monde, et qu’il faut écrire tant que c’est chaud. Le problème, c’est que sur toute une vie, on en a beaucoup : difficile donc de savoir celles qui tiendront sur 300 pages, et celles qui nous laisseront sur une page blanche.

Accordez-vous une petite semaine avant de vous lancer; laissez l’idée germer d’elle-même ou mourir dans l’oeuf. Non seulement, ça vous évitera des frustrations, mais surtout le projet d’après se nourrit toujours un peu du projet précédent, même quand il n’a jamais vu le jour.

2. Se lancer — et s’amuser — dans le brouillon.

Peut-être que les grandes pointures de la littérature envoient leur premier jet à leur éditeur.trice, mais on va être prudent.e.s et partir du principe que le brouillon est un brouillon.

Le brouillon est souvent perçu comme laborieux, alors qu’il est le laboratoire de tous les possibles ! Mais parfois, le chemin entre la page blanche et le produit fini semble pharaonique.

Pour encadrer ce gigantesque chantier, ciblez les raisons qui vous poussent à l’écrire : pourquoi écrivez-vous ce livre ? pour dire quoi ? et à qui ? Qu’est-ce qui n’a pas déjà été dit sur le sujet ? Ces quelques questions vous permettront de faire votre plan, qui deviendra lui-même votre sommaire.

  • Si c’est un livre pratique, il sera la feuille de route de votre projet.
  • Si c’est de la fiction, il définira le rythme de votre intrigue.

Votre plan deviendra à la fois votre feuille de route pour les jours à venir, mais aussi un bon repère pour les jours de page blanche. S’il change en cours de route, c’est plutôt bon signe : cela signifie que vous savez où vous souhaitez aller.

3. Ecrire — et lire ceux qui l’ont déjà fait.

Non, écrire ne se limite pas à un clavier/un stylo et une page blanche, dans un silence religieux. Ecrire, c’est une gestation, ça se nourrit. Lisez des articles qui portent sur votre sujet, des livres que vous auriez voulu écrire vous-mêmes, des auteurs/trices que vous aimez; pitchez votre projet à vos amis, votre partenaire, et vos parents, pour voir ce qui suscite leur attention; balancez vos idées en vrac sur un vision board.

En d’autres termes, nourrissez votre projet pour avoir une vue d’ensemble sur ce qui existe, ce que vous voulez et ne voulez pas reproduire… C’est ce qui définira la particularité de votre projet.

4. Donnez-vous du temps.

Oui, un livre, c’est long. Oui, ça peut être décourageant.

Mais est-ce qu’il s’agit d’une copie à rendre demain ? Prenez-le temps de réaliser votre projet. Une routine quotidienne vous permettra d’avancer régulièrement, la relecture vous aidera certainement à peaufiner le rendu, mais ce qui améliore la qualité d’un texte, c’est le recul. Et ça, on ne l’a pas en restant la tête dans le guidon.

Si vous êtes vraiment pressé.e, l’option du synopsis est aussi un bon compromis, bien que périlleux. Rendez-vous lors de nos ateliers pour en savoir plus !

Et d’ici là, bonne rédaction.

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